2. août 2018
Commerce direct – nos initiatives
Supprimer les intermédiaires
Pour les produits que nous ne fabriquons pas nous-mêmes, nous avons défini une règle interne selon laquelle nous n'acceptons « qu'un seul niveau d'intermédiaire au maximum entre l'agriculteur et nous ». Ainsi, même pour les produits que nous ne produisons pas, nous voulons assurer la plus grande transparence possible et rester au plus près des producteurs.
Mais qu'est-ce que cela signifie pour nous ? Nous achetons désormais de plus en plus les produits directement dans le Sud et plus auprès d'importateurs. Nous devons dès lors nous occuper nous-mêmes des documents de transport, des formalités douanières et de la logistique. Nous vérifions chaque fournisseur nous-mêmes et devons surveiller la qualité. Ce sont toutes des tâches que des partenaires commerciaux spécialisés prenaient auparavant en charge pour nous. Et le choix des fournisseurs demande aussi de repenser : sauter simplement l'étape commerciale et acheter directement chez l'ancien producteur n'est parfois pas possible, car ceux-ci sont contractuellement liés à leur importateur — nous devons donc parfois trouver de nouveaux producteurs.
Cependant, nous n'achetons pas toujours directement dans le Sud. Parfois, nous collaborons avec des partenaires qui travaillent selon les mêmes principes que nous : ils entretiennent eux-mêmes depuis des années des contacts avec les agriculteurs, achètent leurs produits et investissent peut-être même sur place. C'est par exemple le cas pour le quinoa. Notre partenaire swipala travaille depuis plus de dix ans avec les producteurs de quinoa en Bolivie. Jusqu'à présent, nous proposions les emballages de magasin swipala que nous devions obtenir via un distributeur. Dorénavant, nous achetons directement auprès de swipala, et ce dans les sachets standard gebana. Cela permet d'économiser du matériel et des coûts. Et vous en bénéficiez : notre quinoa devient nettement moins cher !
Paiement par téléphone mobile au Togo
Travailler directement avec les familles de petits agriculteurs en Afrique de l'Ouest n'est pas une tâche facile. Car dans la plupart des pays, un système parfois à plusieurs niveaux avec des «intermédiaires» s'est établi au fil des générations. Ceux-ci achètent les produits aux familles d'agriculteurs et les revendent regroupés à des entreprises de transformation.
Notre souhait d'acheter aussi directement que possible auprès des agriculteurs entre donc parfois en contradiction avec ce système traditionnel. Nous avons maintenant trouvé une solution : le paiement mobile. Ainsi, un «intermédiaire» peut toujours récupérer la marchandise chez l'agriculteur et la transmettre regroupée, mais nous le payons lui et aussi directement les familles d'agriculteurs, et savons ainsi que le montant correct parvient à chacun.
Lors du paiement par téléphone mobile, une méthode déjà établie en Afrique de l'Ouest, l'argent est transféré comme un SMS, même de très petits montants. Il est stocké sur le téléphone comme un crédit prépayé. Cela fonctionne aussi avec des téléphones très anciens et totalement sans applications ni connexion Internet. Les producteurs ont alors la possibilité de se faire payer l'argent au kiosque le plus proche ou de faire directement des achats avec.
À l'automne, nous avons lancé au Togo la phase de test du paiement mobile, expliqué aux producteurs nos réflexions et notre démarche. Ils ont salué notre initiative, mais accueilli le projet avec scepticisme : il y avait la peur du changement, de plus l'argent n'est pas remis physiquement et beaucoup de producteurs n'étaient tout simplement pas sûrs que nous les paierions réellement. Heureusement, la plupart des craintes se sont dissipées pendant le test.
Nous sommes actuellement en train d'analyser les résultats et de chercher des solutions aux problèmes encore existants. Dans les mois et années à venir, nous souhaitons ensuite déployer le système dans d'autres régions.