30. juillet 2015
Défis de la culture du soja biologique
C'est pourquoi l'herbicide glyphosate s'est rapidement imposé sur le marché, car il permet le semis direct : l'herbicide est pulvérisé à grande échelle sur les champs et les mauvaises herbes sont ainsi rapidement détruites. Ensuite, on sème directement sans labourer. L'utilisation du pesticide a connu une nouvelle expansion avec le développement de plants de soja génétiquement modifiés, résistants au glyphosate. Ainsi, l'herbicide peut être pulvérisé même lorsque les plants de soja sont déjà en croissance. Mais les nouvelles négatives sur les conséquences de l'utilisation massive de ce pesticide se multiplient.
Des producteurs de soja biologique du monde entier cherchent donc avec acharnement des solutions pour la culture du soja sans pesticides ni OGM. Les approches sont très variées et créatives. De nombreuses tentatives en ce sens ont déjà eu lieu auparavant, mais elles ont souvent été abandonnées avec l'apparition de l'herbicide. gebana soutient le développement de la culture du soja biologique depuis des années et renforce la résistance contre la propagation massive des OGM et l'utilisation du glyphosate. Dès l'année dernière, nous avons organisé une rencontre d'agriculteurs d'Europe et d'Amérique du Sud et leur avons ainsi offert la possibilité de dialoguer avec leurs confrères.
En raison du grand succès, un nouvel échange a eu lieu en mai. Trois agriculteurs bio et un professeur du Brésil ainsi qu’un collaborateur de gebana Brésil ont visité la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche afin de discuter avec leurs collègues européens de nouvelles méthodes et pratiques culturales. Les participants avaient un programme chargé sur la semaine : il n’y eut pas seulement des visites chez des pionniers locaux du soja bio et du projet européen « Donau-Soja », mais aussi des visites guidées chez des fabricants de machines agricoles. Les invités ont pu s’informer des dernières évolutions et voir comment les éléments que les fabricants avaient recueillis lors de leur visite l’année dernière au Brésil s’étaient en partie déjà intégrés dans les nouvelles conceptions. Certaines machines ont pu être essayées directement sur le champ et l’on a discuté professionnellement des différences et similitudes des différentes régions de culture.
Nous nous sommes ainsi de nouveau rapprochés de l'objectif commun de pouvoir rivaliser avec le soja conventionnel grâce au soja biologique. Car ce que beaucoup ignorent : la culture du soja biologique est non seulement meilleure pour l'environnement, car on renonce aux plantes génétiquement modifiées et aux herbicides - si nous parvenons à réduire les efforts de lutte contre les mauvaises herbes, la culture du soja biologique devient pour les agriculteurs aussi plus rentable que la culture conventionnelle. Nous restons mobilisés !