La Belle Usine – notre usine au Burkina Faso
Dans notre usine située près de Bobo-Dioulasso, nous traitons toutes les noix de cajou et mangues séchées vendues dans la boutique gebana. Grâce à cette transformation locale, nous créons des emplois et de la valeur ajoutée sur place – tout en prenant de nombreux risques.
EMPLOYÉ·E·S : 1080
FAMILLES D'AGRICULTEUR·ICE·S : 5572
NOIX DE CAJOU TRANSFORMÉES/JOUR : 15 t (objectif: 30 t)
MANGUES TRANSFORMÉES/JOUR : 15 t (objectif: 40 t)
INVESTISSEMENT TOTAL : 15 mio. d'euros
DURÉE DES TRAVAUX : 3 ans
SUPERFICIE : 12'000 ㎡
L'impact de gebana au Burkina Faso
Notre nouvelle usine nous permet de travailler avec encore plus de familles d'agriculteur·ice·s et de leur offrir un revenu à long terme. En plus du prix bio et équitable, elles reçoivent 10 % du prix de vente de leurs produits sur notre boutique en ligne, dans le cadre de notre modèle gebana. De plus, nous leur proposons un soutien sous forme de formations aux méthodes de culture durables et leur fournissons des outils agricoles.
Grâce à la transformation sur place, nous garantissons que davantage de valeur ajoutée reste dans le pays et créons des emplois, y compris pour des personnes de plus en plus qualifiées. Tout cela est loin d’aller de soi : environ 90 % des noix de cajou d’Afrique de l’Ouest sont encore transportées vers l’Asie pour y être décortiquées. Notre usine est donc un moteur important pour l’économie locale et nous permet de nous rapprocher de notre objectif de doubler notre impact dans les années à venir.
Pourquoi gebana investit-elle là où personne d’autre n’investit ?
Le Burkina Faso est marqué par l’instabilité politique. Ce pays d’Afrique de l’Ouest a connu plusieurs coups d’État militaires ces dernières années. Parallèlement, des groupes terroristes menacent la population locale. Pratiquement aucune entreprise occidentale n’investit dans des projets à long terme dans ce pays.
Malgré toutes ces difficultés, nous sommes présents au Burkina Faso depuis plus de 20 ans avec une filiale – et ce, avec succès. Le nombre de collaborateur·ice·s ainsi que de familles d'agriculteur·ice·s qui nous fournissent les mangues et les noix de cajou n’a cessé d’augmenter au cours de cette période. À tel point que notre ancienne usine de transformation à Bobo-Dioulasso est rapidement devenue trop petite pour notre activité.
Livraison directe depuis La Belle Usine
Toutes les noix de cajou et mangues séchées de notre boutique proviennent de notre usine au Burkina Faso. Elles ne sont pas reconditionnées pendant leur transport vers l'Europe.
La construction de notre usine a pris passablement plus de temps que prévu
Nous ne nous étions encore jamais lancés dans un projet de construction de cette envergure, et encore moins en Afrique de l'Ouest. Acquérir le savoir-faire nécessaire en peu de temps et trouver du personnel qualifié pour concrétiser notre vision a constitué un défi de taille. Au total, le processus de construction a donc duré plus de trois ans.
Les procédures administratives, qui se sont prolongées pendant des mois, ont entraîné des retards à répétition. Les deux coups d’État militaires de 2022 nous ont contraints à attendre plus d’un an pour obtenir notre permis de construire.
À cela se sont ajoutés des problèmes liés au manque d’infrastructures sur place. L’approvisionnement fiable en eau et en électricité reste à ce jour un sujet de préoccupation.
De plus, les conditions météo ont sans cesse contrarié nos plans. Ainsi, la préparation du terrain a pris nettement plus de temps que prévu à cause de la saison des pluies.
Même après l’ouverture de l’usine, de nouveaux défis nous attendent. Nous devons désormais prouver que nous sommes capables d’atteindre les objectifs de production élevés que nous nous sommes fixés. Et nous avons besoin d’un nombre suffisant de gros clients pour écouler ces nouveaux volumes.
Malgré toutes ces incertitudes et ces obstacles, nous avons la conviction que notre investissement sur place portera ses fruits. Ce n’est qu’en prenant des risques que nous pourrons avoir un impact durable !
Tout a commencé là : notre campagne de financement participatif Walls Against Walls
C’est en 2021 que notre projet d’une nouvelle usine de transformation plus grande au Burkina Faso a vu le jour.
Grâce au projet de financement participatif Walls Against Walls, nous avons récolté plus de 900 000 euros pour la construction, et plus de 2 000 personnes ont soutenu le projet par un don.
Comme le suggérait le nom de notre campagne Walls Against Walls, le mur d’enceinte de l’usine ne devait pas séparer, mais relier. Fin 2024, nous avons concrétisé cette idée : 20 artistes du Burkina Faso ont laissé leur marque sur le mur avec leurs œuvres d'art.
Grâce au capital de départ issu du financement participatif, nous avons pu concrétiser notre vision. C’est une joie de constater que tant de personnes aient cru en notre projet dès le début !
L’un des investisseurs de notre projet est EDFI-AgriFI. Il s’agit d’un fonds d’investissement financé par l’Union européenne et géré par la société de gestion EDFI, dont la mission est de fournir des financements à moyen et long terme aux entreprises du secteur privé actives dans la chaîne agroalimentaire. L’accent est placé sur le soutien des familles de petit·e·s agriculteur·ice·s.
Notre projet est également soutenu par la Belgian Investment Company for Developing Countries, BIO. Il s'agit d'une institution de financement du développement créée en 2001 par la Coopération belge au développement. Son objectif est de soutenir la croissance du secteur privé en Afrique, en Asie et en Amérique latine. BIO propose des financements à long terme pour les entreprises, le secteur financier et les projets d'infrastructure privés, ainsi que des subventions pour des études de faisabilité et des programmes d'assistance technique. BIO investit dans des projets qui visent un impact élevé et durable sur le développement avec un rendement financier modeste. BIO est membre de l'EDFI.